Méthode : les frises chronologiques

Poser plusieurs séries d'événements sur une même échelle de temps, chacune dans son couloir, et regarder ce qui tombe en même temps.

Le principe

Une frise à couloirs n'est pas un schéma de causes. Chaque couloir porte une série homogène — les décisions d'un acteur, les publications d'un média, les étapes d'une procédure — et le temps est le seul axe partagé. La lecture se fait verticalement : ce qui est aligné s'est produit au même moment.

C'est délibérément moins ambitieux qu'un graphe d'influence : la frise montre une simultanéité, elle ne l'interprète pas. L'interprétation reste un geste humain, explicitement demandé, et attribuée à celui qui la fait.

Comment un dossier se construit

  1. Verser les sources. Chaque document est capturé et archivé : ce qui sera affiché plus tard restera vérifiable même si la page d'origine disparaît.
  2. Extraire les événements. Un modèle propose des dates et des faits candidats. Il ne décide de rien : ce sont des propositions.
  3. Valider un par un. Aucun événement n'entre dans la frise sans qu'un humain l'ait accepté, avec sa date et sa source. C'est l'étape la plus longue, et c'est voulu.
  4. Qualifier les coïncidences. L'outil calcule les rapprochements de dates ; l'auteur du dossier dit, pour chacun, s'il y voit un lien, un hasard, ou rien du tout.
  5. Publier, ou non. Un dossier est privé par défaut. La publication est un geste explicite, précédé d'un récapitulatif de ce qui va devenir public.

Ce que la frise ne dit pas

Une coïncidence n'est pas une causalité. Deux faits simultanés peuvent n'avoir aucun rapport, ou dépendre tous deux d'une troisième cause absente du dossier. La frise ne tranche jamais cette question et n'affiche aucun score de « lien ».

Un couloir vide n'est pas un silence. Il peut simplement signifier que la source n'a pas été versée. Regardez toujours ce qui compose chaque couloir avant de conclure d'une absence.

Toute personne citée peut contester. Une contestation gèle l'affichage du dossier avant tout examen : le doute profite à la personne visée, pas à la publication.

Méthode : les frises chronologiques

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