Méthode : la fiabilité des sources
Une note qui ne juge pas ce qu'un éditeur dit, mais ce qu'il fait de ce qu'il a dit.
Le principe
La ligne éditoriale n'entre pas dans le calcul, et ne pourrait pas y entrer : elle relève du jugement, pas de la mesure. Ce qui est mesuré est daté, vérifiable et reproductible — ce qu'une page est devenue entre deux captures.
Changer n'est pas une faute : les rédactions corrigent, et c'est bien. Ce qui est pénalisé, c'est l'opacité du changement — une réécriture muette contre une correction annoncée — et la disparition sans trace.
Les quatre axes
- Stabilité — la part des documents qui n'ont pas changé depuis leur première capture.
- Transparence — parmi les documents modifiés, ceux dont la modification est signalée au lecteur.
- Conservation — la part des documents encore en ligne, par opposition aux dépublications.
- Rectification — la façon dont l'éditeur traite les démentis et droits de réponse qui le visent.
Ce que la note ne dit pas
Une source peu suivie a peu de mesures. Regardez le nombre de documents observés avant la note : trois documents ne font pas un comportement.
Ce n'est pas une note de qualité journalistique. Un éditeur rigoureux qui corrige sans le dire sera moins bien noté qu'un éditeur médiocre qui ne touche jamais à ses archives. La note mesure une hygiène documentaire, pas une valeur.