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Méthode : la cartographie des événements

Placer sur une carte les événements que rapporte la presse, et montrer côte à côte ce qui a eu lieu et l'attention que les médias y ont portée — sans prétendre à l'exhaustivité.

Ce que fait la carte

Chaque carte porte sur un thème — par exemple « Manifestations ». Les événements de ce thème y sont rangés sur des axes, comme « quoi » (le secteur) ou « qui » (l'organisateur), et chaque axe compte des valeurs : « paysans », « RATP », « syndicale »… Un événement peut porter plusieurs valeurs sur un même axe, ou aucune (« non précisé »).

Les comptes s'agrègent selon le découpage administratif et le zoom : une pastille par pays vue de loin, puis par région, puis par ville, puis les points eux-mêmes. Une pastille ne traverse jamais une frontière. On peut restreindre la carte à une période, à des valeurs ou à une origine de collecte. Un clic sur une zone ouvre, sous la carte, le calendrier de ses publications, date par date.

Un point est un événement, pas un article

Dix journaux qui rapportent la même manifestation font dix articles et un seul point. Chaque zone affiche donc deux chiffres côte à côte : « N événements · M articles ».

L'écart entre les deux est une information en soi : il mesure l'attention médiatique qu'a reçue un événement, pas son ampleur. Une petite manifestation très couverte et une grande manifestation ignorée pèsent chacune un point.

D'où viennent les articles

Le versement par les lecteurs. Verser l'adresse d'un article — comme proposer un thème, un axe ou une valeur — demande un compte crédité : avoir déjà rechargé son compte au moins une fois, et disposer encore d'un crédit ou d'un versement de paquet. Un crédit ouvre un paquet de 20 versements, sans expiration ; il n'y a pas de versement gratuit. En versant, le lecteur peut indiquer les valeurs qui s'appliquent selon lui : ce sont des indices, que Jev vérifie un par un. Un article déjà présent dans le thème ne consomme rien, et un versement qui échoue pour une raison technique rend son unité. La consultation de la carte, elle, reste libre et ne demande aucun compte.

La recherche bornée. Un lecteur peut lancer une recherche sur un thème public, une période et, s'il le souhaite, une zone. Les paliers — 1, 2 ou 3 crédits — fixent un plafond de 20, 50 ou 100 résultats, pas une promesse : une recherche peut en ramener moins. Chaque thème peut porter une définition et des termes de recherche : la recherche interroge chaque terme, et la définition guide le tri.

La veille de l'administrateur. L'administrateur peut prolonger une de ses recherches par une veille quotidienne sur une zone et une période. Elle s'arrête d'elle-même à sa date de fin, et se suspend — sans reprise automatique — si le plafond de dépense du site est atteint.

L'origine de chaque article reste filtrable sur la carte. C'est voulu : un pic de publications issu d'une veille ou d'une recherche est un biais de collecte, pas un pic d'actualité. Avant de lire une concentration de points, il faut regarder d'où ils viennent.

Comment un article devient un point

L'article est d'abord capturé. Un modèle génératif en extrait ensuite le titre, la date de publication et, pour chaque événement décrit, le lieu tel qu'il est écrit, la date de l'événement et les valeurs proposées sur chaque axe. Ce modèle lit ; il ne décide pas du classement.

Les décisions de classement sont confiées à Jev, un modèle de décision non génératif : il ne rédige rien, il choisit entre des options fermées et donne une probabilité. Trois questions lui sont posées : l'article rapporte-t-il un événement de ce thème ? Quelle valeur sur chaque axe ? Est-ce un événement déjà présent sur la carte — même lieu ou lieu voisin, dates proches — ou un nouvel événement ? Quand le lecteur a indiqué des valeurs, Jev ne choisit pas à sa place sur ces axes : il vérifie chacune (« l'événement relève-t-il de cette valeur ? ») ; une valeur qu'il ne confirme pas envoie l'article en modération, où un humain tranche entre le lecteur et Jev.

Le lieu est géocodé avec OpenStreetMap (Nominatim), et jamais plus précisément que le texte ne le permet : un article qui dit seulement « en France » est placé au niveau du pays, pas dans une ville choisie à sa place.

Un événement n'est publié automatiquement que si toutes les probabilités dépassent un seuil et que le lieu n'est pas ambigu. Sinon, il attend une modération humaine, qui peut valider, rejeter, ou corriger le lieu, la date et les valeurs. Si Jev est indisponible, rien n'est publié automatiquement.

Thèmes, axes et valeurs

Thèmes, axes et valeurs sont proposés par les lecteurs. À chaque proposition, Jev cherche un équivalent parmi ceux qui existent ; s'il en trouve un probable, il le signale, et c'est le lecteur qui choisit : rejoindre l'existant ou maintenir sa proposition. Un axe ou une valeur maintenu contre cet avis est créé quand même, marqué comme doublon possible pour l'administrateur.

Un thème naît privé : son auteur y verse et le voit sur sa carte, personne d'autre. Il ne devient public qu'après validation par l'administrateur, qui peut aussi fusionner, renommer ou rejeter thèmes, axes et valeurs ; chaque action est tracée.

Ce que la carte ne dit pas

La carte n'est pas exhaustive : elle montre ce qui a été versé ou collecté, jamais tout ce qui a eu lieu. Une zone vide n'est pas une zone calme. Elle ne mesure pas non plus l'ampleur d'un événement, ni la vérité de ce que rapportent les articles : un point dit qu'un article a rapporté un événement à cet endroit et à cette date, pas que les faits sont établis.

Aucune note. Rien de la carte n'entre dans un score — ni l'analyse d'influence, ni la fiabilité des sources, ni la mise en balance. Être beaucoup couvert ne doit pas devenir une note, pas plus que l'être peu.

Citation et vie privée

D'un article, seuls sortent son titre, son éditeur, sa date et le lien vers l'article chez son éditeur. Aucun extrait. Aucun libellé n'est rédigé par le site : la fiche d'un événement est assemblée mécaniquement — thème, valeurs, lieu, date.

Le fond de carte — tuiles, polices, symboles — est hébergé par le site : naviguer sur la carte n'envoie aucune requête à un service cartographique tiers.

Toute personne peut contester un point, publiquement et sans compte : lieu faux, date fausse, hors sujet, doublon. La contestation masque le point avant tout examen ; l'administrateur le rétablit ou le retire. Un éditeur peut demander le retrait de ses articles : ils disparaissent aussitôt de la carte et des comptes.

Cartographie des événements

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