Méthode : la mise en balance

Mesurer l'écart de traitement entre deux événements comparables, ou entre deux acteurs d'une même affaire — sous un protocole déclaré à l'avance.

Le protocole, déclaré avant et verrouillé

C'est la pièce qui rend la mesure honnête. Avant tout versement, l'auteur déclare la liste fermée des éditeurs observés et deux fenêtres de temps de même durée. Au premier document versé, ce protocole est verrouillé : on ne peut plus l'élargir pour aller chercher le résultat qui arrange.

Une source hors fenêtre, hors liste ou dans une autre langue n'est pas rejetée en silence : elle est enregistrée comme écartée, avec son motif. On peut donc vérifier ce qui a été laissé de côté, et pourquoi.

Ce qui est mesuré

La tonalité, la modalisation, l'attribution des propos, la qualification des acteurs, la place accordée — et le volume. Chaque métrique est calculée séparément sur les deux volets, puis l'écart est rapporté.

Le volume ne se score jamais sur un corpus rassemblé à la main. Il n'entre dans le score global que si les deux volets proviennent d'une recherche automatique, et au même palier : autrement, l'écart mesuré ne dirait rien du traitement médiatique, seulement de la façon dont l'auteur a cherché.

Une métrique n'entre dans le score global que si elle est portée des deux côtés, au-delà d'un minimum de documents et de couverture. Le score global est une moyenne non pondérée des métriques retenues : aucune n'a été jugée plus importante qu'une autre.

La critique adverse

Chaque dossier peut être soumis à une critique en cinq axes qui cherche ce qui l'affaiblit : corpus mal équilibré, fenêtres mal choisies, événements non comparables, métriques trop peu portées, conclusion plus forte que les mesures. Le modèle propose aussi un statut factuel — sans écraser celui de l'auteur : quand les deux divergent, la divergence s'affiche.

Ce que la mesure ne dit pas

Un écart de traitement n'est pas une faute en soi. Deux événements peuvent mériter une couverture différente : l'un est inédit, l'autre attendu ; l'un touche un lecteur sur mille, l'autre un sur deux. La mesure établit l'écart, elle ne le condamne pas.

Le choix des deux volets est un acte éditorial, et il est le plus discutable de la méthode. Deux événements ne sont jamais parfaitement comparables ; c'est pourquoi le protocole et le corpus écarté sont publiés avec le résultat, pour qu'on puisse contester le choix et pas seulement le chiffre.

Toute personne visée peut contester publiquement, sans compte, et la contestation gèle l'affichage avant tout examen.

Méthode : la mise en balance

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